La FGT-CFTC vous informe sur le COVID 19

La FGT-CFTC vous informe sur le COVID 19 
Evitez Les fake news 
Pour les salariés du privé voici ce qu’il faut retenir. N’oubliez pas que la vérité de ce jour ne serra peut-être pas celle de demain tellement les informations évolues vite. L’arrêt de travail pour garder ses enfants sera indemnisé à 90 % 

Les parents contraints de s’arrêter pour garder leurs enfants privés d’école seront indemnisés à hauteur d’au moins 90 % de leur salaire net. L’employeur complétera l’indemnité journalière, Même en cas d’ancienneté de moins d’un an, 
Sont concernés 
Les salariés ne pouvant télétravailler et n’étant pas en chômage partiel ni, bien sûr, en congé maladie. Leur indemnisation, sans délai de carence, comme en cas de coronavirus, passera par l’Assurance maladie. Mais les indemnités journalières versées par la Sécurité sociale ne couvrent que la moitié du salaire et seulement la partie inférieure au plafond de la Sécurité sociale (environ 3.500 euros).
Pour certains salariés, l’indemnisation atteint 100 % à la suite de dispositions inscrites dans la convention collective ou prévues dans l’entreprise. 
En définitive, tous les salariés, parents isolés ou pas, seront concernés par la garantie de 90 %. La condition d’ancienneté va en effet être levée, a confirmé lundi le ministère du Travail qui a annoncé qu’une disposition spécifique sera prise, A charge pour l’employeur de se faire rembourser par l’Assurance-maladie du montant de l’indemnité journalière, sachant que c’est à lui de déclarer la mise en congé pour garde d’enfant sur ameli.fr. 
Ce qui attend les 500.000 apprentis 
Comme les écoles ou les universités, les 1.000 centres de formation d’apprentis ont fermé leurs portes ce lundi. Les 500.000 jeunes concernés doivent gagner leur entreprise et peuvent bénéficier, le cas échéant et comme tout salarié, du chômage partiel. 
Comme les écoles, lycées et universités, les 1.000 centres de formation d’apprentis (CFA) ont fermé leurs portes ce lundi matin, en raison de l’épidémie du coronavirus. Le gouvernement a rapidement précisé les 
conséquences de cette décision pour les 500.000 jeunes concernés, appelant leurs employeurs à les garder. « Ne vous en séparez pas », martèle la ministre du Travail, soucieuse de ne pas casser- l’engouement pour cette forme d’enseignement qui alterne cours théoriques et formation sur un lieu de travail. 
Première conséquence, 

• les apprentis doivent gagner leur entreprise – leur contrat n’étant pas rompu – et continuer leur formation théorique à distance si elle s’y prête, soit de chez eux, soit de chez leur employeur. Si ce dernier est contraint au chômage partiel pour ses salariés, alors il peut inclure ses apprentis, qui sont éligibles à ce dispositif. 
• En cas d’absence du maître d’apprentissage, le ministère du Travail invite l’employeur à « garder l’organisation normale autant que possible », la sécurité de l’apprenti pouvant être assurée « par un autre salarié notamment dans le cadre d’une équipe tutorale ». Le report ne peut donc pas faire appel au chômage partiel pour ses salariés puisqu’il reçoit toujours de quoi les payer et couvrir ses autres dépenses. 
• De même, les CFA pourront assurer un hébergement minimal et une restauration adaptée quand ils assurent ces services pour leurs jeunes, malgré la fermeture de leurs établissements. 
• Les mêmes règles de maintien du financement et d’accès, le cas échéant, au chômage partiel, valent pour les salariés en contrat de professionnalisation 
• À NOTER Les financements publics ou mutualisés des formations en ligne sont maintenus. Ce qui attend les 500.000 apprentis Comme les écoles ou les universités, les 1.000 centres de formation d’apprentis ont fermé leurs portes ce lundi. Les 500.000 jeunes concernés doivent gagner leur entreprise et peuvent bénéficier, le cas échéant et comme tout salarié, du chômage partiel. 
Des milliers de commerçants, libéraux ou artisans ont dû arrêter leur activité du fait des mesures prises pour tâcher d’endiguer la crise sanitaire. De la durée de la crise dépendra la capacité des CFA à rattraper les cours. 
Autre conséquence importante : 
même si elles sont interrompues, les formations seront toujours financées par les organismes paritaires Opco, selon le mécanisme des coûts-contrats né de la réforme de septembre 2018. Sauf si la préfecture décide de le fermer, un CFA ! Interdiction de fait « La ministre a été extrêmement ferme », rapporte ce participant à la réunion téléphonique à laquelle le Medef n’aurait pu participer. « Elle (le ministre) nous a sollicités pour faire remonter les informations localement aux Direccte [services extérieurs de l’Etat qui gèrent les plans sociaux] et, pour les plus grandes entreprises, directement à son cabinet » en cas de projet de licenciement. Cette interdiction de fait démarre au jour où a été décidée la fermeture des commerces, soit dimanche, selon la même source qui précise que « aucun plan de licenciement ne sera accepté dans la période ». Le gouvernement ne veut laisser d’autre choix aux entreprises que de passer par le chômage partiel. La ministre du Travail l’a confirmé ce lundi, faisant à « trois reprises » référence à la stratégie adoptée par l’Allemagne lors de la crise financière de 2008, a noté un participant. Muriel Pénicaud a annoncé aux organisations patronales et syndicales - 
« Pendant la période actuelle,C’est zéro licenciement. [...]Aucun plan de licenciement ne sera accepté. » 

Les mesures de restriction des déplacements, Prises pour au moins quinze jours, vont bousculer notre quotidien 
Nous venons de passer au stade 3 de la lutte contre l’épidémie D’ailleurs, les parcs et jardins de la Ville de Paris sont fermés à partir d’aujourd’hui pour une durée indéterminée 

1. Le sport en plein air est-il interdit ? 
Non ! 
Un peu plus de souplesse en parlant de la possibilité de « faire un peu d’activité physique » à l’extérieur. Mais les médecins appellent joggeurs et cyclistes, entre autres, à la « responsabilité. » « Si on fait du vélo seul et pas à cinquante et que l’on court seul et pas en groupe, on respecte certes le principe de distanciation sociale mais on ne montre pas l’exemple en ne respectant pas le message de confinement » 
2. Peut-on faire le plein d’essence ? 
Oui ! 
Les stations-service restent a priori ouvertes, ne serait-ce que pour alimenter en carburant les camions de livraison des grandes surfaces, permettre au personnel soignant de se déplacer, aux policiers, pompiers, gendarmes de se rendre sur leur lieu de travail. « On ne peut pas demander aux salariés qui ne peuvent pas faire de télétravail de se rendre sur leur lieu professionnel sans qu’ils puissent mettre de l’essence dans leur voiture », A partir de mardi 17 03, ne sont autorisés que les trajets « nécessaires » : pour des soins, aller faire des courses ou encore se rendre au travail pour les personnels médicaux. des mesures inédites de réduction des déplacements pour quinze jours au moins. 
3. Y aura-t-il un couvre-feu ? 
Non ! 
« des déplacements fortement réduits ». Il s’agit, comme en Espagne et en Italie, des sorties liées au strict nécessaire : courses, pharmacie, et travail pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler. Aucune limite horaire n’est fixée, ces règles sont donc valables 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 comme en Italie. 
4. Est-il autorisé de partir loin de sa ville ? 
Non ! 
Seuls les trajets « nécessaires » sont autorisés dans l’Hexagone et dans les territoires d’outre-mer : pour des soins, pour aller faire des courses ou encore pour se rendre au travail pour les personnels médicaux ou, par exemple, les personnes travaillant dans la distribution alimentaire ou encore pour les parents divorcés afin de permettre d’aller chercher ou déposer ses enfants... 
5. Y aura-t-il des sanctions ? 
Oui ! 
Toute infraction « aux règles de déplacements réduits » sera sanctionnée, Il faut notamment pouvoir justifier qu’on est autorisé à se déplacer en présentant, lors de toute sortie, une attestation sur l’honneur. Des modèles sont téléchargeables sur le site www.gouvernement.fr 
6. Qui contrôlera ? 
Plus de 100 000 policiers et gendarmes mèneront des contrôles dès aujourd’hui et pourront distribuer des amendes de 38 € dans un premier temps, puis 135 €. 
7. Mon employeur peut-il m’obliger à venir sur mon lieu de travail ? 
Non ! 
si le télétravail n’est pas possible, les salariés ont automatiquement le droit, s’ils ont un enfant de moins de 16 ans, de se mettre en arrêt maladie pour vingt jours. La question est plus délicate pour les entreprises qui continuent leurs activités même en cas de confinement total comme celles de la distribution de produits alimentaire. « D’un côté, ces employeurs ont un devoir de continuation de leur activité, tout en garantissant à leurs salariés d’exercer leur métier en toute sécurité et sans danger pour leur santé, Si un salarié estime qu’aller sur son lieu de travail comporte un danger réel et imminent, il peut refuser de s’y rendre. Attention toutefois à ne pas abuser de ce droit de retrait qui est parfois trop rapidement mis en avant. » 
8. Combien de fois puis-je aller faire mes courses ? 
Il est possible de faire ses courses autant de fois que nécessaire mais le mieux est de le faire le moins possible. Simple question de risque sanitaire. « Il sera pour les mêmes raisons préférable de marcher 200 m de plus pour aller dans un supermarché ou une épicerie où il y aura moins de monde afin d’éviter au maximum, pour soi-même et pour les autres, les moments d’exposition potentielle au virus », Limiter les allers et les venues dans les commerces alimentaires est également une question de bon sens : les files d’attente devant les supermarchés sont limités, ainsi que les horaires d’ouvertures de 8h à 8h30 pour les seules personnes âgés. 
9. Peut-on continuer à fréquenter les parcs ? 
Non ! 
« Se promener, retrouver ses amis dans un parc ou dans la rue n’est plus possible », Fini donc les pique-niques au parc quand il fait beau 
10. Si je suis malade, puis-je me rendre à la pharmacie ? 
Oui ! Sur ce point, tous les médecins sont catégoriques : munis d’une ordonnance ! Bien sûr, il faut que des patients atteints d’autres symptômes que celui du coronavirus puissent obtenir leurs médicaments ou le suivi de leur traitement. « Il ne faudrait pas, sous prétexte de confinement pour cause de Covid-19, se retrouver avec des personnes décédées d’autres maladies, Si vous êtes malade, le mieux est de téléphoner à votre médecin traitant qui déterminera ce qu’il faut faire. Mais surtout, ne décidez pas seuls de reporter une intervention qui a été planifiée car certaines opérations, de chirurgie cardiaque par exemple, ne peuvent pas être reportées. Chaque patient doit d’abord en discuter avec son médecin et c’est lui qui décidera. » 
11. Mes parents sont âgés, puis-je les faire venir chez moi ? 
Non ! Sur ce point, les médecins estiment globalement que la prudence impose de « limiter les déplacements ». « Si votre maman ou votre papa vivent chez vous, vous prenez le risque de lui transmettre le virus, qui plus est si vous avez des enfants, Déplacer une personne âgée, si elle est fragile, peut par ailleurs contribuer à lui faire perdre ses repères, ses habitudes, son autonomie. Et au final, ils peuvent se sentir beaucoup moins bien chez vous que chez eux. » « Tout est une question de bénéfice-risque, En laissant une personne âgée seule chez elle, on contribue à son isolement mais si vous la déplacez, vous lui faites courir un risque car vous l’exposez à davantage de contacts. » 
12. Puis-je continuer à aller chez le médecin ? 
Oui ! En respectant certaines règles. « On ne se précipite pas chez son médecin. On appelle et on signale ses symptômes », « Nous sommes dans une logique de séparation des flux entre les patients âgés, malades chroniques, et les patients atteints du Covid- 19 : on sépare les personnes à risques des personnes infectées, avec des consultations échelonnées », Dans son cabinet, une affiche indique aux patients la démarche à suivre. « On essaie alors de ne pas laisser les patients infectés dans la salle d’attente, on leur demande de retourner à leur voiture quand c’est possible ». Si les visites à domicile permettent d’éviter les contacts, et dans certains cas ne sont pas nécessaires, « on ne peut pas transformer toutes les visites domicile, cela prendra trop de temps ». 
13. Peut-on continuer à se faire livrer ? 
Oui ! Uber Eats, Amazon... Le recours à tous les services de livraison a bondi avec le début de l’épidémie. La peur de côtoyer du monde et la lassitude devant les longues queues en boutiques Les acteurs de la livraison ont développé la « livraison sans contact ». Des livreurs déposent la commande devant la porte du client, ouvre son sac et recule de quelques pas. Le client prend ensuite son paquet et rentre chez lui. 
14. Peut-on encore aller à la Poste chercher des colis ? 
Non ! « Pour les retraits de paquets qui nécessitent une signature sur écran, il est prévu un dispositif de validation par SMS », Dans les centres de tri, tout continue comme d’habitude : courrier et paquets seront acheminés, explique-t-on au siège. Les facteurs ont pour consigne de continuer leur tournée. 
15. J’ai un rendez-vous chez le dentiste. Dois-je annuler ? 
Depuis samedi en 14 03, il est recommandé aux chirurgiens-dentistes de limiter leur activité à la prise en charge des urgences essentielles. « Sauf situation urgente, les patients de plus de 70 ans, ou les patients ayant des pathologies chroniques doivent être décommandés en priorité », indique dentaires les moins urgents, il est possible de faire appel à un chirurgien. Comme pour les kinés, orthophonistes... 
Maxime DUMONT Vice-PrésidentFGT-CFTC 

Publié le 18 mars 2020

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